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Revue Hebdo

Semaine frontalier : emplois, salaires, immobilier, transport

Voici les 5 nouvelles qui ont compté pour les frontaliers cette semaine. À lire en 3 minutes.

Voici les 5 nouvelles qui ont compté pour les frontaliers cette semaine. À lire en 3 minutes.

Visuel digest

1. L'emploi frontalier tient son calibre

414 262 frontaliers titulaires d'un permis G travaillaient en Suisse à fin juin 2026, toutes nationalités confondues (OFS, statistique des frontaliers). La progression reste lisible, sans emballement : un mouvement de fond, ajusté au rythme réel du marché.

2. Le salaire médian suisse passe un cap

Le salaire médian suisse s'établit à 7 024 CHF brut par mois pour un plein temps, contre 6 788 CHF en 2022 (OFS, enquête sur la structure des salaires, 2024). Pour un frontalier, c'est le repère à garder en tête au moment de négocier : la justesse d'une grille se mesure toujours à cette aune.

3. Chômage frontalier : la décrue se confirme

L'Unédic recense 42 900 allocataires frontaliers en 2025, soit -1 % sur un an, après une hausse quasi continue sur quinze ans (Unédic). Le rouage se stabilise : moins de pression sur les fins de droits, mais un marché qui reste sélectif.

4. Bourgogne-Franche-Comté : la mécanique ralentit

La région compte 48 450 frontaliers travaillant en Suisse en 2025, soit 20 % de l'ensemble des frontaliers français, avec une progression de +0,5 % sur un an (Insee). Le mouvement reste positif, mais le rythme se normalise après les fortes poussées de 2023-2024.

5. Postes vacants : où se situent les besoins

En avril 2026, le marché du travail suisse compte 48 435 postes vacants, dont 32 322 soumis à l'obligation d'annonce dans les régions concernées (SECO). Autrement dit : des besoins réels, mais un filtrage qui reste exigeant côté employeur.


Le chiffre de la semaine

Chiffre de la semaine
7 024 CHF · c'est le salaire médian suisse brut mensuel pour un plein temps (OFS, 2024).

Ce chiffre vient de l'enquête OFS sur la structure des salaires 2024. Il compte pour les frontaliers parce qu'il fixe le point d'équilibre d'une négociation : en dessous, la proposition s'éloigne du centre de gravité du marché ; au-dessus, elle récompense une compétence rare. À surveiller la semaine prochaine : les écarts par canton et par branche, souvent plus parlants que la moyenne nationale.


La question qui revient

« Je travaille en Suisse et je réside en France : où suis-je imposé, et comment se calcule la quote-part ? »

Réponse courte : le principe dépend de votre situation et du canton d'emploi, et la quote-part frontalière obéit à des règles précises entre les deux pays. Le sujet mérite un décryptage complet, avec les cas concrets. On y consacre une prochaine édition.


À la prochaine édition, pour un décryptage sur la fiscalité du frontalier et la quote-part.

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Frank Medjo'o

Frank Medjo'o

Fondateur de MySwiss·Step. Qui sommes-nous · LinkedIn