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Guide frontalier · Fiscalité

Impôt à la source : Genève contre l'accord de 1983.

La question qui revient le plus souvent : « en tant que frontalier, où est-ce que je paie mes impôts ? » La réponse dépend surtout du canton où vous travaillez. Voici les deux grands cas de figure.

Mis à jour juillet 2026 · lecture 7 min

Deux systèmes selon votre canton

Il n'existe pas une règle unique pour tous les frontaliers de France travaillant en Suisse. Le lieu d'imposition dépend d'un accord fiscal signé entre la France et certains cantons. Concrètement, deux cas s'opposent : Genève d'un côté, les cantons de l'accord de 1983 de l'autre.

Cas 1 · Genève : imposition à la source en Suisse

Si vous travaillez dans le canton de Genève, votre impôt est prélevé directement sur votre salaire, à la source, par l'employeur. Vous percevez donc un salaire net d'impôt suisse.

Genève reverse ensuite une compensation financière aux départements français voisins. Côté France, vous devez tout de même déclarer vos revenus, sans être imposé une seconde fois grâce aux mécanismes anti-double imposition.

Cas 2 · L'accord de 1983 : imposition en France

Pour huit cantons — Vaud, Valais, Neuchâtel, Jura, Berne, Bâle-Ville, Bâle-Campagne et Soleure — un accord de 1983 prévoit que le frontalier est imposé dans son pays de résidence, la France, et non à la source en Suisse.

Vous touchez alors un salaire sans prélèvement d'impôt suisse, mais vous devez provisionner vous-même l'impôt français, qui sera dû sur votre déclaration. La condition principale : rentrer à votre domicile chaque jour, ou presque.

Le statut de quasi-résident (Genève)

Imposé à la source à Genève, vous pouvez, sous conditions, demander le statut de quasi-résident si l'essentiel de vos revenus provient de Suisse. Il ouvre droit à une taxation ordinaire ultérieure, qui permet de déduire vos frais réels (trajets, pension, cotisations) et parfois de récupérer un trop-perçu.

Ce statut ne se déclenche pas automatiquement : il faut en faire la demande dans les délais, chaque année.

Les réflexes à avoir

  • Identifiez d'abord votre canton de travail : c'est lui qui détermine le système applicable.
  • À Genève, vérifiez si le statut de quasi-résident est intéressant pour vous.
  • Dans les cantons de l'accord, mettez de côté chaque mois de quoi payer l'impôt français à venir.
  • Déclarez toujours vos revenus en France, même quand l'impôt est prélevé en Suisse.
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Questions fréquentes

Le frontalier paie-t-il ses impôts en Suisse ou en France ?

Cela dépend du canton. À Genève, l'impôt est prélevé à la source en Suisse. Dans les huit cantons de l'accord de 1983 (Vaud, Valais, Neuchâtel, Jura, Berne, Bâle-Ville, Bâle-Campagne, Soleure), le frontalier est imposé en France.

Qu'est-ce que le statut de quasi-résident ?

À Genève, un frontalier dont la quasi-totalité des revenus provient de Suisse peut demander ce statut. Il permet une taxation ordinaire ultérieure avec déduction des frais réels, et parfois le remboursement d'un trop-perçu d'impôt à la source.

Suis-je imposé deux fois ?

Non. Les conventions entre la France et la Suisse évitent la double imposition. Vous déclarez vos revenus dans les deux pays, mais l'impôt n'est dû qu'une fois, selon le système applicable à votre canton.

Dois-je déclarer mes revenus suisses en France ?

Oui, dans tous les cas. Même lorsque l'impôt est prélevé à la source en Suisse, vos revenus doivent figurer sur votre déclaration française, qui applique les mécanismes anti-double imposition.

À lire aussi

Contenu informatif à jour de nos connaissances, sans valeur de conseil individualisé. Les règles varient selon votre canton et votre situation · vérifiez auprès des autorités compétentes (OCPM, caisse d'assurance, administration fiscale) avant toute décision.

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